mardi 10 avril 2018

Natures mortes

Objets de la salle de bain, 38 x 46 cm, 2017

J'ai reçu un très beau texte d'un ami éditeur et visiteur de l'exposition à la galerie Première Ligne à Bordeaux. Je le partage ici:


"J’avais vu des reproductions de tableaux de Lucie Geffré dans un catalogue. La gamme des couleurs apporte une forme de dépouillement, de mise à nu dans les portraits qui m’a enveloppé. Mais en voyant les toiles, en me remémorant maintenant leur présence étrange, je ressens autre chose, quelque chose de plus qui s’ajoute, la manifestation d’une forme de tendresse, loin de la mièvrerie, plutôt une forme de générosité dans l’attention. Une tendresse qui ne serait pas complaisante, qui ne ferait pas l’économie de la souffrance, de l’effroi d’exister.
J’ai été très touché par la Théière bleue et les Objets de la salle de bain. C’est ce changement d’état de la matière, notamment, qui me touche, comme si la moelle de ces objets était métamorphosée par ce qui a lieu à proximité, autour d’eux, voire à l’intérieur d’eux, comme pour la Théière. Cette porosité entre tous les éléments, cette abolition d’une limite précise entre les êtres, les choses, produit en moi un sentiment de complétude, de réconciliation.
Enfin, c’est très beau."
 Bertrand Mirande-Iriberry



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